L'ancien palais de justice d'Autun est situé à l'extrémité nord-est de la place, à coté de l'ancienne prison circulaire[] et marque la délimitation avec la place d'Hallencourt]. Il succède à l'auditoire royal, dont l'existence est attesté sur le même emplacement en 1680[]. Le tribunal d'instance d'Autun est supprimé en 2009. Il est rattaché depuis à celui du Creusot.
Construit en 1704/1711, puis restauré une première fois après incendie en 1817/1822 et de nouveau restauré en 1980[].
Pour la construction du palais, qui débute en 1704[] et s'achève en 1711, le[ Chapitre vend la maison et son droit de justice en 1688 aux officiers du roi des bailliage et chancellerie d'Autun ainsi que d'autres maisons appartenant au Chapitre pour y être rasées à fin de construire le palais de Justice. Il est alors, d'après Harold de Fontenay, l'un des plus prestigieux de la région[]. Sa façade donnant place d'Hallencourt peut être attribuée à l'architecte Perrenet, auteur de celle du collège d'Autun aujourd'hui lycée Bonaparte. En 1774, le palais subit un grave incendie ; la charpente et le plancher supérieur sont détruits et les appartements gravement endommagés. Dès les années 1810, l'édifice nécessite de nouveaux travaux. Ceux-ci, autorisés en 1817, prennent du retard et ne sont terminés qu'en 1822, sous la direction de l'architecte-voyer autunois Roidot[]. Il sera de nouveau restauré en 1980[].
Dès les années 1810, l'édifice nécessite de nouveaux travaux. Ceux-ci, autorisés en 1817, prennent du retard et ne sont terminés qu'en 1822, sous la direction de l'architecte-voyer autunois Roidot[].
Le bâtiment est composé d'un corps principal qui est flanqué de deux pavillons d'angle, qui ne communiquent qu'au niveau du premier étage. La façade du palais donne sur la place Saint-Louis. Austère et régulière, elle offre un accès par un escalier à trois volées et une porte au décor néo-classique. Modifiée au XIXe siècle, la façade présente cinq travées de fenêtres et une attique.
Le rez-de-chaussée donnant sur la place d'Hallencourt sert un temps, à partir de 1729, de grenier à sel, puis, en 1815, à une classe gratuite donnée par le chanoine de la cathédrale[]. En 1822, il est réaménagé pour accueillir des cellules de prison[] — elles virent notamment cinq contrebandiers de la bande de Mandrin. À la fin du XIXe siècle, l'organisation du palais de justice est comme suit : au premier étage, logement du concierge, salle des pas-perdus, salle d'audience, bibliothèque des avocats, cabinets du président et du procureur ; au second étage, le greffe, les archives et le cabinet du juge d'instruction[
La façade du palais donne sur la place Saint-Louis. Austère et régulière, elle offre un accès par un escalier à trois volées et une porte au décor néo-classique.
Le palais de Justice côté place d'Hallencourt. Site actuellement fermé au public. Son intégration est programmé au projet d’extension du musée Rolin (projet du « Panoptique d’Autun »)
![Dès les années 1810, l'édifice nécessite de nouveaux travaux. Ceux-ci, autorisés en 1817, prennent du retard et ne sont terminés qu'en 1822, sous la direction de l'architecte-voyer autunois Roidot[].](https://image.over-blog.com/ROmOF5icVDMp_O77JNO73vKldjA=/600x450/smart/filters:no_upscale()/image%2F0555641%2F20260525%2Fob_31ef31_autun-16b-m.jpg)
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