La rue de Rivault tient son nom de l'ancienne forteresse de Rivault. A l'angle de la rue et de la ruelle Saint-Georges, se trouvait autrefois l'hôtel des sires de Montjeu. Cette demeure féodale du XVe siècle possédée au XVIIe siècle par le président Jeannin y fut sa résidence jusqu'à une nouvelle habitation plus vaste, nommée "le Petit-Montjeu".
A la Révolution cette rue s'appela rue Le Pelletier.
De retour à Autun après la révolution, l'ordre religieux, les Visitandines, en 1836 s'installe rue de Rivault grâce à Mgr d'Héricourt. dans un premier temps dans l'édifice du "Maquisat de Montjeu", ancien siège de la justice seigneuriale de Montjeu-en-Autun datant du XVe s. et remanié au XVIIe s. Les religieuses y ajoutent trois corps de bâtiments en U, face au rempart gallo-romain puis une chapelle, bénie en 1841. L'ensemble se distingue par une architecture conventuelle classique, s'organisant autour d'une cour intérieure et de jardins conçus pour la contemplation et le recueillement.
En 1964, la communauté quitte Autun et les bâtiments sont alors vendus à plusieurs particuliers. L'ancien "Maquisat de Montjeu" est divisé en appartements tandis que les 3 ailes du cloître et la chapelle deviennent des hébergements confortables avec restaurant gastronomique doté d'une cuisine raffinée. Cette métamorphose en établissement hôtelier de luxe a nécessité des travaux considérables pour atteindre le classement étoiles tout en préservant l'âme des pierres anciennes. L'hôtel restaurant a su marier l'austérité monastique et le faste de l'hôtellerie de prestige, devenant ainsi un pilier du tourisme en Saône-et-Loire.
L'hôtel les Ursulines proposait 43 chambres et 4 suites offrant des vues sur les jardins ou le panorama du Morvan. La terrasse constituait un point d'observation privilégié pour admirer les couchers de soleil sur la campagne bourguignonne. Les salles de séminaire attiraient une clientèle d'affaires et de professionnels exigeante, et le bar feutré garantissait une ambiance intime en fin de journée.
La fermeture de l'hôtel les Ursulines a profondément marqué l'économie locale et le paysage touristique de la région. Malgré son prestige et sa réputation, l'établissement a traversé des difficultés économiques qui ont conduit à une liquidation judiciaire le 30 novembre 2023 par le tribunal de Chalon/Saône. Cette fermeture a considérablement réduit l'offre d'hébergements haut de gamme à Autun. L'hôtel, avec sa grande capacité d'accueil (idéale pour les séminaires) et ses nombreux services comme le parking, la réception, l'ascenseur et d'autres équipements, représentait une véritable locomotive touristique pour la ville.
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