La maison du nᵒ 3 de la rue de Breuil offrait toutes les caractéristiques du XVIᵉ siècle et de l’architecture de la Renaissance.
C'est la rue qui conduit des rues Sainte-Barbe et Chaffaud au faubourg de Breuil, en passant sous la porte de Breuil qui domine le faubourg de ce nom et qui était une poterne au Moyen Âge dans la ligne méridionale du rempart antique, constituant l'une des trois portes de la ville haute. La forte déclivité de son accès y interdisait le passage de véhicules.
La porte de Breuil était donc au Moyen Âge, avec la porte des Bancs et la porte Matheron, une des trois portes qui ouvraient le rempart antique qui protégeait la ville haute, le château, dans sa partie sud-est. Elle disposait d’un pont-levis et servait de porte de défense. Les projectiles étaient déversés depuis le premier étage par sa galerie à meurtrières, les mâchicoulis, ricochaient sur un assommoir et venaient écraser le cou des assaillants.
Au-dessus du passage se trouvait un logement dédié aux chanoines, qui se trouvera à plusieurs reprises mentionné dans les registres de la Chambre des comptes du chapitre. En 2003, des travaux de canalisation ont permis de révéler au moins trois phases de construction de la porte : le IXᵉ siècle, le XIIᵉ siècle avec des vestiges en élévation, et le XVe siècle avec la création d’une avancée.
La maison du nᵒ 3 de la rue de Breuil offrait toutes les caractéristiques du XVIᵉ siècle et de l’architecture de la Renaissance. Dans la maison du nᵒ 5, on voyait autrefois une belle cheminée du XVIᵉ siècle et des fragments de boiserie, sur lesquels était sculpté un écusson meublé d’un chevron accompagné de trois oiseaux. Cette cheminée et ces boiseries ont été données à la Société éduenne par son propriétaire, le sculpteur statuaire Guy-Bernard Lhomme de Mercey, ancien élève des célèbres sculpteurs Pierre-Jean David d’Angers et François Rude, maître du romantisme, avec lequel il travaillera, entre autres, à la statue de Napoléon de Fixin.
Bernard Lhomme de Mercey sera nommé membre à perpétuité de la société, le 25 novembre 1887. Né à Autun le 30 juillet 1820, il décédera le 11 novembre 1891 à Cheilly-les-Maranges. Sa nécrologie sera faite par le président Jacques-Gabriel Bulliot en séance de la société.
La maison du nᵒ 3 de la rue de Breuil offrait toutes les caractéristiques du XVIᵉ siècle et de l’architecture de la Renaissance.
La maison du nᵒ 3 de la rue de Breuil offrait toutes les caractéristiques du XVIᵉ siècle et de l’architecture de la Renaissance.
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