Ancienne bibliothèque, la salle capitulaire rassemble aujourd'hui une trentaine de chapiteaux, réalisés pour la plupart par Gislebertus, et extraits lors de la rénovation des piliers soutenant le clocher par Eugène Viollet-le-Duc. Les chapiteaux représentent des scènes bibliques ou des créatures extraordinaires.
La salle capitulaire de la cathédrale Saint-Lazare d'Autun est un lieu majeur de l'art roman. Elle abrite une collection exceptionnelle de sculptures.
Au premier étage du bâtiment élevé, vers 1520, par l’évêque Jacques Hurault, contre le bras ouest du transept, cette salle, très lumineuse, abritait la bibliothèque du chapitre. Elle offre un point de vue remarquable sur les toits de la ville d’Autun. Là étaient conservés livres liturgiques ou d’étude destinés au chapitre et à l’école cathédrale. Ceux-ci y sont demeurés jusqu’à leur transfert au séminaire d’Autun au XIXe siècle. Ils sont à présent conservés à la bibliothèque Bussy-Rabutin. On y trouve, notamment, 35 manuscrits antérieurs à l’an mil, témoignage du rayonnement religieux d’Autun durant tout le Moyen-Âge.
La pièce conservait également des objets précieux, dont un ensemble de vaisselle en argent, aujourd’hui disparu, ayant appartenu au cardinal Rolin. On remarque la porte de la salle qui date du XVIe siècle.
Vingt-trois chapiteaux, datant de la construction de la cathédrale au XIIe siècle, réalisés par l’atelier de Gislebertus, ont été déposés dans cette salle en 1863, lors de la restauration de la flèche de la cathédrale, qui menaçait ruine, par l’architecte Alphonse Durand. La reprise des piliers de la croisée du transept et des travées attenantes le conduisit à faire réaliser des copies des chapiteaux d’origine qui sont présentés ici: sept d’entre eux illustrent des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament, trois figurent des êtres fantastiques, neuf sont à décor exclusivement végétal. Certains chapiteaux conservent des traces de la polychromie d’origine et quelques billes de verre qui étaient placées dans les yeux.
La collection de chapiteaux
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Nombre : Elle rassemble aujourd'hui plus d'une trentaine de chapiteaux romans authentiques, historiés du XIIe siècle.
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Conservation : Ces pièces ont été déplacées de la nef et du chœur au XIXᵉ siècle pour les protéger des dégradations.
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Proximité : L'espace permet de les observer de très près, à hauteur d'yeux, contrairement à leur emplacement d'origine en hauteur.
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L'empreinte de Gislebertus
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Auteur : La majorité de ces œuvres est attribuée au sculpteur médiéval Gislebertus (ou Gilbert).
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Style : Son travail se reconnaît à la finesse des détails, l'expressivité des visages et le mouvement dramatique des drapés.
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Thèmes : Les sculptures illustrent principalement des scènes bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Les chefs-d'œuvre à ne pas manquer
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La Fuite en Égypte : Marie portant l'Enfant Jésus sur un âne, guidée par Joseph.
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Le Sommeil des Mages : un ange réveillant les trois Rois mages endormis sous une même couverture pour leur indiquer l'étoile.
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La Mort de Judas : une représentation sombre montrant Judas pendu, entouré de démons.
Au premier étage du bâtiment élevé, vers 1520, par l’évêque Jacques Hurault, contre le bras ouest du transept, cette salle, très lumineuse, abritait la bibliothèque du chapitre.
Vingt-trois chapiteaux, datant de la construction de la cathédrale au XIIe siècle, réalisés par l’atelier de Gislebertus, ont été déposés dans cette salle en 1863, lors de la restauration de la flèche de la cathédrale, qui menaçait ruine, par l’architecte Alphonse Durand. La reprise des piliers de la croisée du transept et des travées attenantes le conduisit à faire réaliser des copies des chapiteaux d’origine qui sont présentés ici: sept d’entre eux illustrent des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament, trois figurent des êtres fantastiques, neuf sont à décor exclusivement végétal.
Vingt-trois chapiteaux, datant de la construction de la cathédrale au XIIe siècle, réalisés par l’atelier de Gislebertus, ont été déposés dans cette salle en 1863, lors de la restauration de la flèche de la cathédrale, qui menaçait ruine, par l’architecte Alphonse Durand. La reprise des piliers de la croisée du transept et des travées attenantes le conduisit à faire réaliser des copies des chapiteaux d’origine qui sont présentés ici: sept d’entre eux illustrent des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament, trois figurent des êtres fantastiques, neuf sont à décor exclusivement végétal.
Vingt-trois chapiteaux, datant de la construction de la cathédrale au XIIe siècle, réalisés par l’atelier de Gislebertus, ont été déposés dans cette salle en 1863, lors de la restauration de la flèche de la cathédrale, qui menaçait ruine, par l’architecte Alphonse Durand. La reprise des piliers de la croisée du transept et des travées attenantes le conduisit à faire réaliser des copies des chapiteaux d’origine qui sont présentés ici: sept d’entre eux illustrent des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament, trois figurent des êtres fantastiques, neuf sont à décor exclusivement végétal.
Le chapiteau " La mort de Caïn" est un chef-d'œuvre de sculpture romane du XIIe siècle de la cathédrale Cathédrale Saint-Lazare. Il provient de l'entrée de la nef de la cathédrale. Sculpté dans la première moitié du XIIe siècle (vers 1120-1130). Illustre une légende apocryphe et médiévale inspirée de la Genèse, et montre le vieux Lamech, arrière-petit-fils de Caïn et devenu aveugle, tuant Caïn par mégarde d'une flèche décochée par son jeune fils Tubalcaïn. Représente Caïn avec deux cornes sur la tête, le signe protecteur et infamant de sa condamnation divine.
Le chapiteau de la Pendaison de Judas est daté entre 1125 et 1145, il est aujourd'hui conservé et exposé en hauteur dans la salle capitulaire de la cathédrale. Judas est placé au centre de la composition en position de symétrie parfaite et pour les diables : Deux démons ailés et grimaçants l'encadrent et tire chacun sur une corde pour le pendre. Détails anatomiques : Judas a la bouche ouverte, la main droite inerte avec les doigts pointés vers le bas, et le bras gauche détendu. Symbolisme : Un gros disque mystérieux est sculpté sur la corde de gauche, souvent interprété comme la bourse contenant les trente deniers de la trahison. Le chapiteau ornait à l'origine l'intérieur de la nef ou du transept de l'édifice avant d'être déposé.
Le chapiteau "Dieu interrogeant Caïn" est un chef-d'œuvre de la sculpture romane du XIIe siècle réalisé par l'artiste Gislebertus. Il provient de la nef de la cathédrale. Déposé au XIXe siècle (en 1865) lors de travaux de restauration. Dieu apparaît à gauche, pointant du doigt l'outil ou l'arme de Caïn. Caïn se tient à droite dans une attitude fière et de défi, une main sur la hanche. Abel gît mort, dissimulé dans le feuillage, dont on ne distingue que les jambes nues et les yeux fermés (pupilles non trouées par convention).
La Fuite en Egypte orne un des quatre chapiteaux historiés du choeur se rapportant à l'Enfance du Christ selon l'Evangile de Matthieu (Mt 2, 12). Sur fond de fleurs d'arum et de fruits, Joseph tient la bride de l'âne transportant le Christ et sa mère. D'une main, Marie maintient l'Enfant serré contre elle ; de l'autre, elle porte le globe symbolique sur lequel son fils pose la main.
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