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Le blog de L'AUTUNOIS -  par Mr VIEILLARD Patrick

AUTUN de 1868 à 2026 en 17500 photos, Vieilles cartes postale, dessins. Autun ville de Bourgogne avec un passé impressionnant ! Déjà plusieurs quartiers (cathédrale, centre ville, Croix-Verte, Saint-André, Saint-Jean , Faubourg d'Arroux, Marchaux, Saint-Andoche ) de montrés et rue par rue !!!!

A la découverte d'AUTUN : Quartier de la cathédrale - Rue des Sous-Chantres. Article n°36.

Publié le 1 Mai 2026 par Patrick - L'AUTUNOIS

Au n° 7 de l’étroite petite rue, une maison bâtie vers 1473, par le cardinal Jean Rolin, évêque d’Autun, abrita d’abord les enfants d’aube, puis six sous-chantres, chanteurs de la cathédrale Saint-Lazare et leur maître.

Au n° 7 de l’étroite petite rue, une maison bâtie vers 1473, par le cardinal Jean Rolin, évêque d’Autun, abrita d’abord les enfants d’aube, puis six sous-chantres, chanteurs de la cathédrale Saint-Lazare et leur maître.

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Durant plusieurs siècles, la rue des Sous-Chantres a été appelée « vicus capitolii », « rue du chapiteau », en référence au Chapitre qui y possédait plusieurs maisons pour loger les chanteurs de la cathédrale. Longtemps considérés comme des membres du clergé, les sous-chantres qui accompagnaient le chantre dans ses offices musicaux, étaient vêtus à l’office des ornements ecclésiastiques, soutane et chape.

Au n° 7 de l’étroite petite rue, une maison bâtie vers 1473, par le cardinal Jean Rolin, évêque d’Autun, abrita d’abord les enfants d’aube, puis six sous-chantres, chanteurs de la cathédrale Saint-Lazare et leur maître.

En 1791, lors de la vente des biens de l’Église, confisqués pour résoudre la crise financière, l’édifice changea de propriétaires.

En 1845, Louise-Philiberte Verger-Tarin, veuve de Pierre Verger, héritera alors de la maison. La demeure va s’embellir. En 1900, l’un de ses fils, Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit, provenant d’une propriété familiale.

Témoignage de la vie de la petite bourgeoisie

Un musée, témoin de la vie quotidienne de la petite bourgeoisie provinciale du XIXe , y sera créé en juin 1939, par la Société Éduenne, devenue propriétaire des lieux le 8 mai 1933. La société en fera don à la ville en 1954.

Un puits adossé au pignon ouest de la maison, nommé « puits du Chapiteau », couvert par une coupole de pierre surmontée d’une pomme de pain, fut supprimé en 1847.

Pendant la Révolution la rue porta le nom de « rue des Bonnets Rouges » en référence au bonnet phrygien, qui coiffait Marianne, figure allégorique de la République française.

Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.
Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.
Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.
Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.

Victor Verger-Tarin va orner la façade d’un auvent très marquant, au-dessus de l’entrer couvert de bardeaux, de tuiles de châtaigniers et de deux statues de lions de pierre au niveau du toit.

Le musée Verger-Tarin, aussi appelé maison Verger-Tarin ou hôtel des Lions, est un hôtel particulier du XVe siècle situé 7 rue des Sous-Chantres à Autun. À l’origine, le cardinal Rolin y fit construire en 1475 un bâtiment pour loger des enfants de chœur et leurs maîtres, entre deux murs préexistants. La rue prit plus tard le nom de Sous-Chantres en 1791, en référence à ses occupants. L’édifice changea plusieurs fois de mains, notamment en 1791 quand il appartint à un dénommé Jossier, puis fut acquis à la Restauration par le chevalier Pasquier, commandant de la garde nationale locale.

En 1845, Louise-Philiberte Verger-Tarin, veuve et nièce du chevalier Pasquier, en hérita. Elle y vécut avec ses deux fils célibataires, Victor et Henri, jusqu’à leur mort. Victor, régisseur de domaines, mourut en 1913, léguant l’hôtel à sa nièce Marie Bachelet, sans descendance. En 1933, cette dernière vendit la demeure et son mobilier à la Société Eduenne, se réservant le droit d’y habiter jusqu’à sa mort en 1939. La Société Eduenne en fit alors un musée, avant que la ville d’Autun n’en devienne propriétaire en 1954.

Le musée, dédié à l’ethnologie et à la vie bourgeoise des XVIIIe et XIXe siècles, fut réorganisé en 1980 après une période d’abandon. Entre 2001 et 2002, il accueillit des visites guidées et des animations théâtrales, mais des dégâts structurels (comme l’écroulement du plafond de la cuisine) le rendirent inaccessible à partir de 2011. L’édifice, modeste pour une demeure aisée, conserve des éléments architecturaux des XVIe et XIXe siècles, comme une galerie en bois, des lions de pierre sur la façade, et un mobilier d’époque (cuivre étamé, meubles Louis XV, Empire, ou Restauration).

La collection reflète le quotidien d’une famille bourgeoise : la cuisine expose des ustensiles en cuivre et étain (XVIIe–XIXe), tandis que les salons et chambres présentent des meubles Louis XVI, Empire ou Régence, des portraits familiaux, et une bibliothèque du XVIIIe. L’escalier, orné de paysages et de portraits, mène à des pièces comme la chambre de Mademoiselle (style Restauration) ou une chambre à coucher avec un lit à la polonaise. Malgré son état actuel, le musée reste un témoignage rare de l’art de vivre provincial aux XVIIIe et XIXe siècles.

L’histoire du bâtiment, marquée par des transformations successives, illustre aussi les mutations sociales d’Autun : de logement pour enfants de chœur à résidence bourgeoise, puis à musée. Les Verger-Tarin, famille sans héritiers directs, permirent par leur legs la préservation d’un patrimoine mobilier et immobilier aujourd’hui menacé par le manque d’entretien. Les sources locales (Grivois, Berthollet) soulignent son importance pour l’histoire ethnologique de la Bourgogne-Franche-Comté.

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L’histoire du bâtiment, marquée par des transformations successives, illustre aussi les mutations sociales d’Autun.L’histoire du bâtiment, marquée par des transformations successives, illustre aussi les mutations sociales d’Autun.
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La collection reflète le quotidien d’une famille bourgeoise de l’art de vivre provincial aux XVIIIe et XIXe siècles.La collection reflète le quotidien d’une famille bourgeoise de l’art de vivre provincial aux XVIIIe et XIXe siècles.
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Mobilier d’époque (cuivre étamé, meubles Louis XV, Empire, ou Restauration.
Mobilier d’époque (cuivre étamé, meubles Louis XV, Empire, ou Restauration.
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