La rue du Lycée Bonaparte a été inaugurée par le maire d’Autun Rémy Rebeyrotte, en présence de Roger Vernay, adjoint au maire, Philippe Baumel, député de la circonscription, Régine Devoucoux, conseillère municipale et de Christophe Morat, proviseur du lycée Bonaparte en juin 2013.
Le collège d’Autun devenu lycée Bonaparte est l’œuvre des Jésuites qui l’élevèrent à partir du 15 mai 1709.
D’abord installés entre les n°7 et 9 de la rue Saint-Christophe et le n°6 de la rue du Vieux-Collège qui en a pris le nom, les locaux de l’ancien collège sont devenus trop étroits. Les Jésuites ont voulu construire un collège plus convenable. Ils ont acheté dès 1639 des maisons, dont l’hôtel de Montholon et la tour de Pilate, et des terrains donnant sur la place du Champ-de-Mars. Dès l'acquisition de la dernière maison nécessaire à la construction du nouveau collège, le , les jésuites entreprirent la démolition des anciennes maisons.
La première pierre du nouveau collège a été posée le 17 juin 1709 par Hubert de Morey, secrétaire du roi. Les trois corps de bâtiments ont été achevés en trois ans.
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_1cae2a_02-rue-du-lycee-bonaparte.jpg)
Les Jésuites ont dirigé l’établissement jusqu’en juillet 1763. Ils en ont été chassés par l’édit royal portant suppression, en France, de la Compagnie de Jésus, édit enregistré au Parlement de Dijon le 11 juillet 1763.
Au départ des jésuites, la direction du collège a été confiée à des prêtres du diocèse et son administration à un bureau composé de notables de la ville. La première séance du bureau s'est tenue le .
La bénédiction de la chapelle a lieu le . Les décorations intérieures de la chapelle sont décidées en 1772. Les tableaux représentant les mystères de la Vierge ont été peints par Étienne-Guy Charton, peintre autunois, élève d'Oudry, mort à Autun le . Les statues sont du sieur Marlet, sculpteur de Dijon. La grille de fer forgé fermant la cour d'honneur de 32,35 m de longueur et de 4,40 m de hauteur a été commandée au sieur Moine, serrurier à Beaune.
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_620e1b_03-rue-du-lycee-bonaparte.jpg)
Après avoir été administré pendant quelques années par des prêtres du diocèse, le collège est passé entre les mains des prêtres de la congrégation de l’Oratoire, qui l’ont dirigé jusqu’en 1789. Avant le départ des derniers oratoriens en 1792, les administrateurs du directoire du district ont proposé à la commune de racheter le collège pour y installer l'administration, la municipalité et la gendarmerie, mais le projet est abandonné. La chapelle a servi de lieu de réunion à la Société des amis de la constitution. On a alors construit des tribunes. Les Marseillais de passage à Autun y assistent à des réunions. Puis on a fait de la chapelle un entrepôt avec des barils de poudre. Les bâtiments du district servent de bureaux au district, au logement du maire et des professeurs du collège et à la détention d'aristocrates.
Un incendie s'est déclaré dans le collège dans la nuit du 1er au . L'église du collège n'a plus d'utilisation depuis le quand la Société populaire avait suspendu ses séances. En , une pétition est adressée au directoire du district pour que l'église soit rendue au culte. Le directoire s'est contenté de vendre le mobilier de la Société populaire.
La Convention a institué une école centrale par département. L'école centrale du département de Saône-et-Loire a été installée dans le petit et le grand séminaires et a fonctionné à Autun entre l'an IV et l'an X de la République.
Un décret de l'assemblée constituante de 1789 du limite le nombre de paroisses. Autun a deux paroisses, la cathédrale pour la ville haute et l'église des Cordeliers, église Saint-Louis, pour la ville basse, jusqu'au . La cathédrale est fermée le 20 frimaire an II (). Le 25 vendémiaire an IX (), un arrêté préfectoral a affecté l'église du collège aux célébrations des fêtes nationales et décadaires. Quelques jours après, une pétition demande la réouverture de la cathédrale et de l'église du collège. On décide de démolir et de vendre les tribunes de l'église du collège pour payer les réparations des deux églises. La cathédrale est rendue au culte peu après. La cathédrale ne suffisant pas pour recevoir tous les fidèles, le 25 floréal an IX () le préfet donne un arrêté pour mettre l'église à la disposition des habitants catholiques. Le , les habitants réunis dans l'église pendant une fête décadaire en demande la proclamation. Le l'administration fixe les heures de célébration possible du culte catholique. Le 23 thermidor an X (), l'ancienne chapelle du collège devient une succursale sous le vocable de Saint-Pancrace.
Le 23 fructidor an XI () la municipalité est autorisée à ouvrir une école secondaire en application de la loi du 11 floréal de l'an X dans les anciens bâtiments du collège qui lui sont concédés le 1er brumaire an XII (). Si la loi du 11 floréal n'a pas repris le terme collège qui rappelait trop l'Ancien régime, celle de 1808 a finalement appelé collèges communaux les écoles secondaires et lycée les écoles centrales. Dans la loi de réorganisation de l'éducation en France, Autun n'a pas eu de lycée.
Le , une ordonnance royale a autorisé l'érection de l'église Notre-Dame en cure de seconde classe. L'évêque d'Autun Roch-Etienne de Vichy a fixé la nouvelle délimitation de la paroisse le .
Plusieurs grands personnages y ont étudié. Lazare Carnot, Joseph Bonaparte, son frère Napoléon qui n’y demeura que quelques mois avant de partir à l’École militaire de Brienne. C’est en souvenir du séjour de ses deux oncles au collège d’Autun, que Napoléon III accorda à l’établissement le titre de collège Joseph-Bonaparte, par un décret du 13 mars 1867, proclamé solennellement à l’hôtel de ville d’Autun le 12 avril 1867. À partir de la Révolution, la gestion du lycée d’Autun est devenue publique.
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_fdfd6f_04-rue-du-lycee-bonaparte.jpg)
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_1940fb_lycee-joseph-bonaparte-00.jpg)
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_078f11_06-rue-du-lycee-bonaparte.jpg)
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_d16216_08-rue-du-lycee-bonaparte.png)
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_b852ea_09-rue-du-lycee-bonaparte.jpg)
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_ff5d22_21-rue-du-lycee-bonaparte.jpg)
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_c906db_20-rue-du-lycee-bonaparte.jpg)
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_a9f34a_22-rue-du-lycee-bonaparte.jpg)
/image%2F0555641%2F20261027%2Fob_edf220_07-rue-du-lycee-bonaparte.jpg)