On ne peut pas parler de la rue Carion, sans dire un mot sur ce bâtiment. Et on ne peut pas parler de ce bâtiment sans revenir sur une partie de l'histoire industriel qui a eu lieu dans cette usine. Donc un peu d'histoire :
L’établissement fut fondé, à la fin du XIX siècle, par Bertrand Mercier qui introduisit à Autun l’industrie de la toilette et du lavabo. À l’époque, son entreprise ne comptait que huit ouvriers dans un petit atelier situé au faubourg SaintAndoche, sans aucun moyen mécanique.
En 1886, Bertrand Mercier s’est s’installé dans de plus vastes locaux avenue de la Gare et a doté l’entreprise de machines à vapeur et de machines pour le travail du bois. L’effectif est alors passé de huit à 50 salariés. Devant l’afflux des commandes que justifiait la qualité des fabrications, Bertrand Mercier a été dans l’obligation de transférer son usine sur un emplacement encore plus grand, dans des bâtiments typiques de l’architecture industrielle. En 1896, l’établissement s’est installé derrière la gare, dans l’actuelle rue Carion. En 1918, Bertrand Mercier a cédé son usine à une société qui a conservé son nom dans sa raison sociale, et qui deviendra Bertrand Mercier et C , dont le siège s’installera à Paris.
Des agrandissements successifs ont porté la superficie de l’usine à 14 656 m2 d’un seul tenant, dont plus de 6 000 m2 couverts. Une nouvelle machine à vapeur et des moteurs électriques permettaient le travail du bois et du marbre. L’effectif dépassait les 300 employés, dont des tailleurs de pierres et de marbre, des scieurs, des polisseurs, des monteurs, qui produisaient des sièges de toilette, des lavabos, de la marbrerie d’ameublement et des cheminées aux modèles déposés. Après guerre, en 1950, l’usine a été rachetée par Albert Ducrot, inventeur du canapélit. Une autre aventure a commencé avec l’entreprise Ducal.
Ducal, la marque française de référence du meuble transformable », lisaiton sur les entêtes des factures de la société implantée au 19 de la rue Carion jusqu’au milieu des années 90.












